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Nom du blog :
travaillernuitgravealasante
Description du blog :
Essai sur l’impact du stress au travail.l’ouvrage emprunte aux faits divers qui font l’actualité.
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
10.04.2007
Dernière mise à jour :
31.03.2008
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· Travail et sexisme ( 15 ème extrait )
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· Le harcèlement fait aux femmes (16ème extrait)
· DRH et intrigues (17ème extrait)
· travailler à genoux (5ème extrait)
· J'avais échoué, j’étais nulle (10ème extrait)
· Burnout, épuisement professionnel (11ème extrait)
· Des hiérarchiques subtils ou pernicieux (14ème ex)

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BESOIN DE VOTRE AIDE

Posté le 31.03.2008 par travaillernuitgravealasante
J'en appelle à vous. Après avoir essuyé le refus des grands noms de l'édition, je ne sais tout simplement pas vers qui me tourner, vers quels éditeurs, pour proposer à la lecture "travailler nuit gravement à la santé".
Mes recherches sur Internet ne me satisfont pas, je n'arrive pas en fait à cerner des maisons d'édition intéressées par ce genre d’ouvrage.
Je me tourne donc vers ceux qui liront ces lignes : CONNAISSEZ-VOUS DES MAISONS D’EDITION SUSCEPTIBLES DE TROUVER UN INTERET A UN OUVRAGE TRAITANT DU TRAVAIL ET DES SES DANGERS ?
Merci à vous.

DRH et intrigues (17ème extrait)

Posté le 27.09.2007 par travaillernuitgravealasante
[…Les managers, les vrais, cherchent à placer « the right man at the right place ». Les tentatives sont réelles, les transformations et coups de maître sont rares. J'ai eu à connaître dans mon entourage proche deux situations, où l'entreprise a bel et bien mis en danger ses collaborateurs, en les nommant d’emblée sur des fonctions dites « de terrain ». Dans les deux cas, les intéressés n'avaient pas la capacité à se frotter au terrain car ils en avaient peur. Je me suis laissée dire qu’il y a des fourbes parmi les DRH, qui n’hésiteraient pas à proposer un emploi à haut risque à un de leurs pairs, tout en faisant le pari qu’il échouera. Les chacals ! Ils verraient là, le moyen de mettre sur la touche et même d’éliminer des rivaux potentiels...][SIZE=1]

Le harcèlement fait aux femmes (16ème extrait)

Posté le 19.08.2007 par travaillernuitgravealasante
[…] maltraitances affectent visiblement la santé des intéressées. Leur niveau de mal-être s’apprécie à travers les troubles dont elles rendent compte, survenues de cauchemars, manifestations d’anxiété et crises de panique. L’enquête révèle également que les femmes victimes de violences au travail cherchent des réponses à leur souffrance dans une prise élevée de médicaments et qu’elles deviennent le plus souvent dépendantes aux anxiolytiques, antidépresseurs et autres hypnotiques. L’étude le confirme, toutes les victimes de violence au travail n’en restent pas là, certaines vont jusqu’au bout, jusqu’au suicide.

J’entends déjà ricaner deux à trois de mes collègues masculins, qui ne manqueront pas de constater, la voix mâle et le verbe assuré :
« Elles y vont un peu fort ! Elles en font des histoires, les bonnes femmes. »
Ils iraient peut-être même jusqu’à me bourrer le flanc de coups de poing « camarades » en disant :
« Tu es tranquille, toi ! Tu es à l’abri du harcèlement. Ben quoi ! A ton âge, ça ne risque pas de t’arriver. » Il se pourrait même qu’une lueur salace trouble leur regard à ces mots.

Travail et sexisme ( 15 ème extrait )

Posté le 28.07.2007 par travaillernuitgravealasante
[…] l'entreprise est un milieu propice aux dérapages de ce type, quelle que soit la profession considérée. Un premier patron nous appelait « rayons de soleil », un autre, bien plus jeune que moi, m’appellera plus tard « mon petit ». Nous sommes là dans un registre privé et non dans une relation professionnelle admissible, c'est-à-dire respectueuse. J’ai refusé de servir le café à des collègues masculins et n’ai pas échappé aux sarcasmes du type : « Oh, là, là, tu fais bien des histoires pour rien ! », ni à l’ultime outrage à leur sens, lancé sur le ton de la plaisanterie, « féministe, va ! »

On parle aujourd’hui de harcèlement psychologique, celui qui s’exerce de façon insidieuse et vise la dégradation et l'aliénation de l'Autre. A en croire les chiffres, les victimes sont le plus souvent des femmes et les persécuteurs majoritairement des hommes détenteurs de pouvoir. Brimades, mises à l’écart, violences verbales, réflexions désobligeantes, tout est bon pour fragiliser et isoler leur victime. Celle-ci le vit au début avec appréhension, puis, le temps passant, elle éprouve un mal-être qui peut aller jusqu’à la perte de l'estime de soi et provoquer l’angoisse de venir travailler.

Des hiérarchiques subtils ou pernicieux (14ème ex)

Posté le 14.07.2007 par travaillernuitgravealasante
Au fil des années, je serai confrontée à des hiérarchiques biens plus subtils ou bien plus pernicieux. Je pense à des hommes et femmes, qui éprouvent incontestablement du mépris pour leurs subordonnés. C'est indéniable, ça se sent. Mais, et c'est en cela que je parle de leur subtilité, ils s'astreignent à camoufler toute marque extérieure de dédain. Ils sont dangereux, eux, car en ne donnant pas prise à une lecture directe, ils abusent le plus souvent les collaborateurs qui leur sont rattachés. Dans la situation, il n'y a ni bourreaux ni victimes officiels. Ces derniers éprouvent en permanence un sentiment de mal-être, de déconsidération, mais il leur est impossible de lui donner forme et de répliquer par le verbe ou l'action. Mieux vaut les spectaculaires remises à plat, les bonnes vieilles engueulades, qui permettent à chacun de savoir où il en est, qui amènent à vider son sac et permettent de redémarrer sur des bases assainies.

Les mots pour ne pas le dire (13ème extrait )

Posté le 30.06.2007 par travaillernuitgravealasante
Il est des patrons qui vont taire les messages, au prétexte que les décisions ne sont pas encore arrêtées, qu'il est prématuré de s'exprimer. Il en est d'autres, plus pernicieux, qui sont d'avis que l'information ne doit pas être partagée, au motif qu’elle ne serait pas comprise par qui la reçoit. Ceux-là, du coup, nous resservent chaque année les mêmes pauvres discours. Dans la Boîte, depuis plus de trente ans, à chaque grand-messe qui clôture un exercice budgétaire et ouvre les perspectives d'une nouvelle année, nous entendons claironner les ténors de la langue de bois. Immanquablement, nous nous entendons dire que nous devons 1) nous féliciter de la performance des résultats de l'année écoulée, 2) nous préparer à une nouvelle année difficile, 3) nous retrousser les manches, pour faire face aux défis qui s’annoncent.
Il ne me reste plus de chemise, à force de m’être retroussé les manches.

Les objectifs (12ème extrait)

Posté le 21.06.2007 par travaillernuitgravealasante
[…]autrement dit, dès le début de l’année, l’entreprise place une partie de ses collaborateurs en situation d’échec. Pour ces derniers, l’alternative est simple : ou bien ils renoncent d’emblée à atteindre l’objectif, ou bien, désireux de plaire et d’être bien notés, ils tentent de mettre en place les actions et stratégies, qui doivent leur permettre d’aboutir. J’ai en réalité vu peu de gens aboutir, en dépit des heures passées, de l’énergie développée et de la motivation démontrée. Quand, au terme de l’année, ils doivent rendre compte de leurs résultats, ils mettent à jour en réalité leur échec. Dans la Boîte, il était admis jusqu’en 2002, que la non atteinte des objectifs soit argumentée. Plus tard la consigne allait changer et les mis en cause n’allaient plus être autorisés à expliquer leur échec. En bout de réflexion, ma sympathie va à ceux qui font d’emblée le choix de ne pas se battre, de ne pas se noyer […]

Burnout, épuisement professionnel (11ème extrait)

Posté le 12.06.2007 par travaillernuitgravealasante
Pour éclairer plus encore sur le sujet, ajoutons que le syndrome touche essentiellement des « personnalités liant l'estime de soi à leurs performances professionnelles », des personnes qui n’ont d’autre ouverture que leur travail et fuient les autres aspects de leur vie. Oui, le travail peut frapper le mental de ceux qui le servent et les amener à se perdre. Le phénomène devrait aller en s’amplifiant, si on dit vrai en affirmant que les employeurs en demandent toujours plus à leurs salariés et qu’il devient ardu de maintenir un équilibre satisfaisant entre la sphère professionnelle et la vie privée. Parvenir à faire la part de chacun des domaines exige beaucoup, tant au plan physique qu’au plan mental et émotionnel. Le paradoxe est entier. En exigeant de ses salariés plus de temps, d’énergie, d’implication, l’employeur recherche la productivité. Or le burnout se manifeste en bout de course par la démotivation et la perte d’énergie. Lorsque le syndrome se déclare, la victime se robotise, elle est de plus en plus insatisfaite au travail et, de ce fait, elle devient improductive.

Burnout, épuisement professionnel (11ème extrait)

Posté le 12.06.2007 par travaillernuitgravealasante
Pour éclairer plus encore sur le sujet, ajoutons que le syndrome touche essentiellement des « personnalités liant l'estime de soi à leurs performances professionnelles », des personnes qui n’ont d’autre ouverture que leur travail et fuient les autres aspects de leur vie. Oui, le travail peut frapper le mental de ceux qui le servent et les amener à se perdre. Le phénomène devrait aller en s’amplifiant, si on dit vrai en affirmant que les employeurs en demandent toujours plus à leurs salariés et qu’il devient ardu de maintenir un équilibre satisfaisant entre la sphère professionnelle et la vie privée. Parvenir à faire la part de chacun des domaines exige beaucoup, tant au plan physique qu’au plan mental et émotionnel. Le paradoxe est entier. En exigeant de ses salariés plus de temps, d’énergie, d’implication, l’employeur recherche la productivité. Or le burnout se manifeste en bout de course par la démotivation et la perte d’énergie. Lorsque le syndrome se déclare, la victime se robotise, elle est de plus en plus insatisfaite au travail et, de ce fait, elle devient improductive.

J'avais échoué, j’étais nulle (10ème extrait)

Posté le 31.05.2007 par travaillernuitgravealasante
J'ai le souvenir des soixante-dix heures passées à bosser dans la semaine. Le travail paie, le travail rapporte, n'est-ce pas ? À ce point convaincue du bien-fondé de cette donne, il ne m’est pas venu à l'esprit que j'étais peut-être tout simplement peu douée […]je ne serais pas autrement étonnée de penser que je me suis à l'époque reproché de n'avoir pas travaillé suffisamment. Je n’avais aucune indulgence à mon égard. Il est vulgaire et mesquin de compter ses heures de travail et j'aurais peut-être été bien inspirée en me donnant un peu plus de mal, en rognant un peu plus encore sur mon temps de sommeil. Pendant deux ans je n'avais connu ni le plaisir ni le loisir et pourtant je n'étais pas sûre d'avoir fait le maximum. Je n'ai pas non plus le souvenir d'avoir trouvé compassion et a fortiori aide auprès de mes proches. J'avais échoué, j’étais nulle, j'étais humiliée, j'étais blessée.
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